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samedi 23 février 2013

Chocolat (chaud) di Modica

Sans doute un produit étonnant que l'on commence à rencontrer de plus en plus régulièrement dans les boutiques italiennes. Le chocolat "di Modica" provient justement de Modica, cette commune logée au fin fond de la Sicile. Quiconque irait à Modica n'imaginerait pas que se loge dans cette ville construite entre deux vallées un mode de fabrication du chocolat originaire des .. Aztèques. Cela ne nous rajeunit pas !



Tout remonte au XVIème siècle, date à laquelle les Espagnols occupent la Sicile et font de Modica le chef lieu de leur nouvelle colonie. A cette époque, les Espagnols décident d'introduire un mode de fabrication du chocolat, qu'eux mêmes ont appris des Aztèques. Encore aujourd'hui, on trouve ce mode de fabrication dans quelques endroits d'Espagne (notamment à Alicante), de Mexique ou du Guatemala.

Mais quelle est cette recette qui fait un chocolat aussi granuleux, incluant des morceaux de sucre ? La spécificités, c'est une cuisson dite à "froid".

En pratique, le cacao est chauffé afin de le rendre lisse. A la température de 40°C, on ajoute du sucre brun, des épices (comme de la cannelle, de la vanille, du gingembre, du poivre) voire des zestes de citron ou d'orange. Pendant toute la présentation, la température ne dépasse jamais les 35 ou 40°C ce qui empêche de faire fondre les cristaux de sucre qui restent donc intacts. Par la suite la pâte est versée dans des moules rectangulaires. Une fois figé, le chocolat contient encore des bulles d'air et a une couleur noir foncé avec des nuances de brun et une texture granuleuse.

Et surtout un goût exceptionnel. Aucun ajout de graisses végétales, de lait ou de lécithine de soja. Que du cacao, du sucre et des épices !



Pour ma part, je ne fais qu'une chose avec : du chocolat chaud. Surtout quand les températures diminuent. Comme aujourd'hui.

samedi 8 novembre 2008

Canelés bordelais pour se faire du bien

Oh l'autre, il a fait une faute à canelé ! Bah oui, ça s'écrit "cannelés" ! Non ? Comment ça non ? Et oui, le fameux canelé bordelais ne s'écrit qu'avec un seul "n" car il est issu du terme gascon "canelat" qui signifie "canelure". C'est donc sa forme qui lui a donné son nom ... et son unique "n".

Une des vraies interrogations demeure l'histoire du canelé. Selon la légende habituelle, les canelés seraient nés du débarquement des bateaux de farine à Bordeaux. Mais l'une des histoires qui semblent la plus probable est celle dans laquelle des religieuses du couvent des Annonciades auraient inventé cette recette sous le nom de canelas ou canelons. Seulement, des fouilles menées au sein de ce couvent n'a pas permis de découvrir une quelconque preuve histoire de cette légende. Donc, l'histoire des canelés nous est inconnue. Ce n'est pas le cas de sa recette !

Ingrédients
50cl de lait
125g de farine
250g de sucre
3 jaunes d'oeufs
1 gousse de vanille
6cl de rhum
30g de beurre

 

Dans une casserole, faire chauffer le lait avec la gousse de vanille fendue en deux et grattée (donc avec les graines de vanille dans le lait). Stopper dès le premier bouillon et laisser infuser.

Dans un bol, mélanger la farine et le sucre. Ajouter les jaunes d'oeufs et le rhum. Ajouter le beurre fondu et mélanger jusqu'à obtenir une pâte homogène. Ajouter alors le lait (en enlevant la gousse de vanille !). Mélanger bien et laisser reposer pendant 24 heures au frais.

Le lendemain, faire chauffer votre four à 220°C. Verser la préparation dans les moules à canelés en faisant attention à ne pas les remplir complètement. Passer au four pendant 50 min, jusqu'à ce que les canelés soient bien caramélisés. Sortir, laisser refroidir, déguster, manger, dévorer ...

PS : avec les blancs d'oeufs, vous pouvez faire des guimauves, des meringues, des macarons ...

lundi 5 février 2007

Guimauve (marshmallow) "maison"

Voici une recette qui fera le bonheur de quelques lecteurs (lectrices ?) assidus de ce petit blog, plusieurs ayant eu le courage d'être des bêtas-testeurs de mes recettes de guimauve.

La guimauve (nom donné au Québec) est une confiserie surtout de l'Amérique du Nord qui a connu son heure de gloire à compter des années 1950. A l'origine, elle était composée d'un extrait de la racine mucilagineuse de la Guimauve officinale, une herbe arborescente ce qui lui donnait un pouvoir antitussif.

Maintenant, la guimauve est un assemblage de divers produits : eau, sucre, blancs d'oeufs et gélatine.

Ingrédients :
110g de blancs d'oeufs (en pratique 3 blancs)
500g de sucre cristallisé
200g d'eau
30g de miel
34g de gélatine (2 paquets)
50g de sucre glace
50g de maïzena
huile
colorant
arome

Mélangez le sucre glace et la maïzena. Prenez une plaque d'environ 30x20cm en fer et huilez là - notamment les bords. Versez dedans deux cuillères à soupe du mélange sucre/maïzena et faites en sorte d'en recouvrir toute la plaque (côtés y compris).

Dans un bol, battez vos blancs d'oeufs et ajoutez lorsque le mélange commence à devenir mousseux 40g de sucre. Couvrez et réservez au réfrigérateur.

Dans un petit bol, faites ramollir les feuilles de gélatine.

Dans une casserole, versez le reste de sucre (460g), l'eau et le miel. Faites chauffer jusqu'à atteindre la température de 121°C (en pratique, 8 minutes à partir du moment où le sucre devient "mousseux").

Pendant ce temps, faites chauffer doucement votre arome liquide et les feuilles de gélatine égouttées et sortez vos blancs d'oeufs. Préparez votre fouet électrique.

Lorsque le sucre a atteint sa température, versez dedans le mélange gélatine/arome. Mélangez et sans attendre, versez en filet sur les blancs d'oeuf tout en fouettant avec le batteur électrique l'ensemble. Continuez de battre pendant au moins 5 à 10 minutes jusqu'à ce que le mélange commence à tiédir.

Versez alors dans votre plaque huilée et "farinée" de sucre et maïzena. Placez la plaque au frigo pendant deux heures. Au bout de ce délai, sortez la plaque, démoulez et détaillez en fonction de la taille souhaitée. Mélangez ces morceaux avec le sucre glace/ maïzena. Il convient ensuite de conserver l'ensemble dans une boîte (ou pour ma part, dans une poche à douille jetable).

Et pour les parfums ?

On peut utiliser :
- 3 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger ;
- 3 cuillères à soupe d'arome naturel de mangue ou de pêche ;
- 5 cuillères à soupe de cacao en poudre diluées dans 5 cuillères à soupe d'eau (et ensuite, ajoutez au mélange maïzena/sucre glace, 3 cuillères à soupe de cacao en poudre)
- de l'arome naturel de jasmin (1 cuillère à soupe maximum !),
- etc.

dimanche 20 août 2006

Scones londoniens

Le voyage est toujours aussi palpitant. Arriver à 06h00 à la Gare du Nord. Passer les contrôles de sécurité puis grimper dans ce train rapide qui nous fera débarquer en plein centre de Londres à 08h30 heure locale. Et c'est alors parti pour une journée à se promener dans la capitale britannique, ses jardins, ses quartiers, ses musées et ses boutiques. Le retour a eu lieu le soir par le dernier TGV et quelques 2h30 plus tard et un passage sous la Manche, Paris.

Pour continuer ce voyage, il est nécessaire le lendemain d'avoir un retour sur la table des bons produits britanniques. Les scones en font partie et constituent la pâtisserie idéale pour le tea-time. On le retrouve aux raisins, mais également aux baies et même au fromage. C'est celui aux raisins que je préfère.

Ingrédients (pour une douzaine de scones)

225g de farine
2c à soupe de levure chimique
25g de beurre
25g de sucre
10cl de lait
1 petit oeuf entier
1/2 pincée de sel
1/2 poignée de raisins secs

Préchauffer le four à Thermostat 7 (210/220°C). Mélanger la farine et la levure chimique. Ajouter le beurre en morceau et mélanger la pâte avec la main jusqu'à obtenir une préparation sablonneuse. Ajouter alors le sucre et le sel, le lait et l'oeuf. Vous devez alors obtenir une pâte plutôt ferme. Ajouter enfin les raisins.

Etaler la pâte sur une épaisseur de 3 à 4 cm. Découper des ronds avec un emporte-pièce (personnellement, j'utilise mes moules à cannelés). L'idéal est d'avoir une vraie "coupure" de la pâte. Cela permet de mieux faire gonfler les scones. Il faut donc éviter de former de petites boules avec la main.

Saupoudrer de farine et poser les scones sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Mettre au four pendant une douzaine de minutes. Les scones doivent légèrement brunir.

Laisser tiédir et déguster (sans modération).

Vous pouvez les accompagner d'une gelée de thé (comme celle que propose Mariage Frères). Si vous voulez rester sur le côté britannique, il est possible de déguster cela avec quelques uns des produits ramenés de chez Marks & Spenser : un délicieux Blood Orange Curd ou la Kentish cider & Apple Jelly. Autre produit ramené (mais là, pour un usage salé !) : wild blue & apple chutney.

jeudi 16 février 2006

Brioches aux pralines rouges (ou roses)

Voici le petit plaisir du dimanche matin. Quand vous vous levez, vous ressentez cette odeur de brioches sortant du four, un parfum mélé à celui de l'amande qui flotte dans l'air de la maison pendant toute une journée.

La recette des brioches aux pralines roses, je la teste depuis de nombreux mois. J'ai découvert ces petites brioches lors d'un court séjour à Saint-Etienne, puis lors d'un week-end prolongé à Lyon où j'ai - quasiment - squatté une boulangerie proposant de très nombreuses brioches de ce type.

L'histoire de cette brioche m'est hélas méconnue. Je me suis rendu compte qu'on ne la trouve que dans la région Rhônes-Alpes et un petit peu en Auvergne. Cette recette (pourtant fantastique) n'a pas dépassée la Loire !

Pour réaliser cette recette, il est nécessaire d'avoir des pralines. D'habitude, j'avais dans mes placards des pralines roses. Là, mon vendeur habituel n'avait plus de stock et donc je me suis rabattu vers des pralines rouges. La saveur est la même, la couleur plus flashie :)

C'est une confiserie constituée d'une amande enveloppée de sucre lui-même teinté et parfois parfumé. Son nom n'est pas anodin. En effet, le principe de la praline a été inventé au 17ème siècle par le cuisinier du Maréchal de Plessis-Praslin. C'est finalement le nom de ce maréchal qui a donné la praline. Mélangée à du chocolat, elle forme le praliné (qui lui a donné naissance à la praline belge inventée par Jean Neuhaus).

Ingrédients (pour 6 brioches individuelles) :

250g de farine
3 oeufs entiers
30g de sucre
12g de levure fraiche
6g de sel
200g de beurre(*)
1 jaune d'oeuf
2 poignées de pralines (soit environ 100/150g)

Mélanger en utilisant un batteur (à main ou non) muni de crochets dans un plat la farine, le sucre, le sel, les oeufs entiers et la levure fraiche non délayée. Ajoutez alors le beurre coupé en morceau puis, une fois une pâte homogène obtenue, le jaune d'oeuf. Il faudra travailler la pâte jusqu'à obtenir une pâte homogène.

Ajoutez alors les pralines et remuer l'ensemble à la main.

Mettez le tout dans un endroit chaud et laissez lever pendant 1h30.

Une fois cette période écoulée, découpez votre pâte et disposez là dans des cercles individuels. Attention, à ce moment là, à ne pas retravailler trop la pâte : prenez le morceau de pâte et disposez le dans le cercle.

Laissez lever jusqu'à ce que la pâte atteigne quasiment le haut du moule. Pendant ce temps là, faites préchauffer votre four thermostat 7/210°C.

Faites cuire les brioches à four chaud pendant 20 minutes environ (elles seront alors dorées). N'hésitez pas à les piquer pour vérifier la cuisson. Dégustez les encore tièdes ! Les miennes étaient absolument moelleuses.


(*) Comme vous pouvez le voir, cette recette est forte en beurre. Pour la réaliser je me suis basé sur la recette de la brioche "simple" figurant dans le Grand Livre de Cuisine d'Alain Ducasse. Je vais tenter progressivement de diminuer cette quantité.

jeudi 9 février 2006

Combat de gaufres : Liège c/ Lyon

Ce week-end, c'était la post-chandeleur. J'avais envie de faire une recette pour l'occasion mais pas à base de crêpes. J'ai décidé de me lancer dans des gaufres et plus exactement, dans un combat (culinaire) de gaufres. En effet, selon les régions et au gré de mes voyages, j'ai pu goûter deux types de gaufres : les gaufres "légères" (de type "Bruxelles" ou "Lyonnaises") et les gaufres plus briochées que l'on déguste aisément dans les rues de Bruxelles. Ah .. j'allais oublier, un peu d'histoire :)

Le terme "gaufre" est apparu dans notre langue au 12ème siècle et est dérivé du terme francique "wafla" (qui a aussi donné wafle !) et qui signifiait "gâteau, rayon de miel". Pendant longtemps, la gaufre a désigné le gâteau de cire fait d'alvéoles où les abeilles déposaient leur miel. Par analogie, on appela du même nom, le dessert qui aujourd'hui trône dans nos assiettes.

Historiquement, on distingue deux types de gaufres : la gaufre de Bruxelles et celle de Liège. La gaufre bruxelloise (également appelée lyonnaise) est préparée à base d'une pâte à crêpes un peu épaisse. Je n'ai hélas pas trouvé son histoire ;)

Au contraire de la gaufre de Liège. Celle-ci a été inventée au cours du 18ème siècle par un pâtissier du Prince de Liège. Ce Prince avait commandé une pâtisserie avec des morceaux de sucre à l'intérieur. Son pâtissier décida de faire cuire une pâte à brioche composée de morceaux de sucre dans son moule à gaufre. La gaufre liégeoise était née !

Petit détail. Dans une des recettes, j'utilise de la "cassonade" comme on l'appelle dans le Nord de la France. Dans le reste de la France, on utilise plutôt le vocable de "Vergeoise blonde".

La cassonade est un sucre blond, de texture mi-granuleuse, mi-farineuse qui a été inventée par une famille belge : Graeffe. Le nom provient du terme ancien "casson" qui servait à désigner le sucre brut. Cette cassonade est obtenue par la cristallisation d'un mélange de divers sirops.

Maintenant, le terme est tombé dans le langage courant et désigne d'autres productions comme traditionnellement le sucre de canne qui n'a été raffiné qu'une seul fois (ou un sucre blanc parfumé - la vergeoise brune). Or, il ne s'agit pas du tout de la même chose.


Ingrédients (pour les gaufres liégeoises)

Cette recette est tirée du vieux cahier de recettes de ma grand-mère !

400g de farine
3 oeufs
150g de vergeoise blonde (appelée également cassonade dans le Nord)
115g de beurre
12g de levure de boulanger
un peu de lait.

Faites chauffer environ 6 cuillères à soupe de lait afin de le faire tiédir (non chaud au toucher !). Y délayez la levure fraîche. Ajoutez 125g de farine et mélanger afin d'obtenir un pâton. Laissez lever pendant une trentaine de minutes.

Au bout de ce temps, ajoutez le reste de farine, les jaunes d'oeufs, la cassonade, le beurre fondu et pour terminer les blancs d'oeufs battus en neige. Le cas échéant, rajoutez un peu de farine (c'est ce qu'il m'a été nécessaire afin d'avoir une pâte quasiment peu collante aux mains).

Formez de petits boudins avec cette pâte et laissez reposer sur une planche pendant une demi-heure. Au bout de ce temps, vous pouvez commencer la cuisson des gaufres.

Petit secret : vous pouvez rajouter des petits morceaux de sucre. Ceux-ci caraméliseront lors de la cuisson.

Dernier secret : ces gaufres se conservent bien. Le lendemain, repassez les quelques secondes dans le gaufrier chaud, elles retrouveront leur moelleux !


Ingrédients (pour les gaufres lyonnaises)

500g de farine
150g de beurre
6 oeufs
50g de sucre en poudre
1 pincée de sel
75cl de lait

Faites fondre le beurre et laissez le refroidir. Séparez les blancs des jaunes d'oeufs.

Mettez la farine dans une terrine. Creusez un puits et ajoutez au centre le sucre, le sel, le beurre fondu, les jaunes d'oeufs et un peu de lait. Mélangez au fouet afin d'obtenir une pâte homogène et ajoutez progressivement le reste de lait.

Battez les oeufs en neige et incorporez-les à la préparation en faisant attention de ne pas trop les casser (en fait, les morceaux de blancs restant permettront à la gaufre de gonfler lors de cuisson).

Faites cuire dans votre gaufrier ! Dégustez à la sortie du gaufrier (elles se conservent difficilement).

mardi 31 janvier 2006

Les gaufres sèches de ma grand-mère

Quel plaisir de remettre la main sur le cahier de cuisine de sa famille. En tournant les pages, on voit défiler des vieilles recettes mais surtout "LES" recettes de ma grand-mère, celles-là même qui m'ont fait rêver, imaginer durant mon enfance. Souvent, on s'accroche à certaines recettes à tel point qu'elle serve à étalonner notre goût. Qui n'a pas été tenté de dire, c'est "aussi bon que le pot au feu de ma maman" ou "ce gâteau est aussi moelleux que celui de mamie". Le rôle des "anciens" est prédominant dans la construction de nos goûts et de nos saveurs. Il arrive toujours à un moment où l'on reparle de ces recettes qui ont réuni des familles entières autour d'une vieille table en bois tandis que deux ou trois personnes s'affolaient en cuisines. Parmi ces recettes, ces saveurs ancrées dans ma mémoire olfactive, l'une m'entraîne dans cette spirale du "flash back" : les gaufres sèches.

Ce sont des petites galettes cuites dans un gaufrier et que l'on prépare principale dans le Nord de la France. Préparées par mes grands-mères, elles étaient servies à quatre heures avec un bon chocolat chaud lorsque l'on passait quelques jours chez elles.

Aujourd'hui, il m'arrive rarement d'en faire. En retrouvant dans mes étagères le "cahier de cuisine" de ma grand-mère et tournant voici quelques jours ses pages, cela m'a donné envie d'en refaire et le résultat était toujours le même : magnifique !

Ingrédients :

500g de farine
250g de sucre
250g de beurre fondu et refroidi
2 oeufs entiers

Dans un grand saladier, il faut mélanger la farine, le sucre, le beurre fondu et les oeufs. Malaxer l'ensemble jusqu'à obtenir une pâte homogène et compacte. Le résultat final donne une pâte un peu "grasse", bien luisante, mais c'est le bon résultat !

Divisez la pâte en petites boules de la taille d'une noix.

Faites cuire ces noix dans un gaufrier équipé de plaques pour gaufres sèches (quadrillage très fin et peu profond) pendant 4 à 5 minutes.

Conservez ces gaufres dans une boîte en fer et servez avec un thé, un café ou un chocolat chaud !

Et vous, ami(e)s blogueurs, quelle recette de votre "grand-mère" vous ferez nous découvrir ? ;)

vendredi 30 septembre 2005

Le thé à la menthe (et ses petits gâteaux)

Le thé à la menthe (en arabe, nâa-naa), aussi appelé thé arabe ou familièrement whisky berbère, est la boisson traditionnelle des pays arabes. Elle résulte de l'infusion de feuilles de thé vert (généralement du gunpowder) et de menthe précédemment lavée, accompagnée de beaucoup de sucre et servie très chaude.

Dans les pays arabes, le thé à la menthe est la boisson rituelle de l'hospitalité. En plus d'aider à la digestion des mets gras et épicés, on lui prête de multiples vertus, comme de calmer les esprits angoissés, de soigner l'insomnie, de réveiller les assoupis, d'aiguiser les sens, de dompter une jeunesse trop exubérante et de soulager les maux de la vieillesse. Le thé est servi dans toutes les classes sociales, en tous lieux et à toute heure de la journée. Il ne se refuse jamais.
Comme pour illustrer son importance dans les sociétés arabes, parmi les 20 pays les plus gros consommateurs de thé dans le monde, la moitié sont arabes.

Mais la préparation est tout un art qu'il est difficile à atteindre.

Ingrédients :

Thé vert
Eau
1 bouquet de menthe
Sucre en morceaux

La première étape est de faire bouillir de l'eau. En verser une petite quantité dans la théière pour la "nettoyer". Videz l'eau. Ensuite, ajoutez dans la théière (si celle-ci est munie d'un filtre) l'équivalent de 2 cuillères à café de thé vert. Versez un peu d'eau bouillante dessus, mélangez et videz l'eau. Si vous n'avez pas de filtre dans votre théière, vous pouvez verser votre thé dans vos "oeufs à thé", et versez un peu d'eau bouillante dessus.

Ajoutez la moitié de votre bouquet de menthe fraîche et versez l'eau bouillante dessus. Il ne faut pas mélanger, mais prenez soin à ce que les feuilles de menthe soient bien dans l'eau (pour éviter un léger goût brûlé au thé).

Laissez infuser. En pratique, l'infusion dure environ 15/20 minutes. A ce moment là, deux choix s'offrent à vous :
- soit vous sucrez le thé (équivalent de 2 morceaux de sucre pour 25cl de thé) si tous vos convives l'acceptent sucré ;
- soit vous ne le sucrez pas et vous pouvez alors le servir.

Si vous le sucrez, ajoutez les morceaux de sucre dans la théière sans mélanger. Prenez un verre et versez du thé dedans que vous reversez dans la théière. Renouvelez l'opération 6 fois.

Vous pouvez servir, en tentant - bien sûr - de le verser de haut afin de l'oxygéner le plus possible et pour créer cette petite mousse si particulière.

En accompagnement : je ne saurai que trop recommander des pâtisseries orientales et en particulier celles que l'on peut trouver à la Bague de Kenza (à Paris, 106 rue Saint-Maur dans le 11e). Il vous en coûtera entre 1,50 et 1,90 € la pâtisserie .. mais c'est un délice (et on en reprend rarement !).

dimanche 16 janvier 2005

Le pain perdu

Le "pain perdu" fait partie de ces quelques recettes que l'on fait un soir, après une journée passée à rien faire :), ou pour les enfants à 4 heures. On l'appelle aussi le "pain virouné" ou le "pain ferré". Le principe est simple : utiliser le pain rassis, sec et le transformer en un tour de main en dessert. Tout type de pain peut être utilisé. J'ai récemment testé avec de la brioche ... c'est tout aussi formidable !

Recette

4 belles tranches de pain sec ou de pain brioché
30cl de lait
1 sachet de sucre vanillé
2 oeufs entiers

Commencer par couper vos tranches de pain si cela n'est pas déjà fait. Il ne faut pas que celles-ci soient trop fines (au minimum 1 cm d'épaisseur).

Prener deux assiettes creuses. Dans la première, versez le lait et le sucre vanillé. Mélanger afin de délayer le sucre dans le lait.

Dans la seconde casser les deux oeufs et les battre en omelette.

Faire chauffer un peu de beurre dans une grande poêle. Plonger votre pain - tranche après tranche, face après face - tout d'abord dans le lait puis dans les oeufs battus. Mettre à cuire sur les deux faces dans la poêle pendant environ 2 min de chaque côté (le temps que les tranches prennent une jolie coloration brune).

Server aussitôt. Pour ma part, à la fin de la cuisson, je verse dessus de la Vergeoise blonde (un sucre à la texture et au goût très particulier typique du Nord Pas-de-Calais).