Tout dans le produit était exceptionnel. Déjà les ingrédients : tous bio. Puis, la manière de le préparer : avec des instruments plutôt anciens et un sacré tour de mains (notamment pour les baguettes). Sans compter la cuisson : au four à bois du début du XXe siècle (l'un des derniers de Paris). Et surtout, la boulangère : Véronique Mauclerc. Une des rares femmes à avoir le brevet de maîtrise en Boulangerie. Une petit bout de femme avec une force de caractère et une volonté qui font plaisir.
Depuis, je m'alimente régulièrement auprès de "la Boulangerie par Véronique Mauclerc" avec la chance de découvrir des nouveaux pains tous aussi exceptionnels les uns que les autres. Si le pain à l'emmental est une source de madeleine de Proust (notamment le fromage grillé dans le four à bois), j'ai découvert récemment un pain aux fleurs d'oranger (dont une partie a fini dans un merveilleux gaspacho) ou des pains à la farine de châtaignes qui par leur texture fait qu'ils demeurent rarement longtemps en vie !
Mais là, Véronique a franchi une étape. Genre l'étape dont un gastronome ne se relève pas. Voici une quinzaine de jours, une petite boutique verte a surgi dans les XVIIe arrondissement de Paris. Et pas n'importe où ! Rue Poncelet, l'une des rues les plus commerçantes de ce quartier. Mais surtout, Véronique a choisi de relever un défi immense : reprendre les murs du feu Stübli. Le Stübli était une adresse incontournable dans ce quartier. Il s'agissait de l'une des rares pâtisseries qui faisait toutes les spécialités allemandes ou autrichiennes.
En clair, voici que Véronique relève plusieurs défis : après une boulangerie qui est dorénavant l'une des références sur la place parisienne, Véronique lance "La pâtisserie par Véronique Mauclerc" où l'on trouvera de la pâtisserie classique et cette pâtisserie venant de pays plus froids. Progressivement, une nouvelle gamme va s'adjoindre à celle qui existe, le salon de thé (qui a été maintenu et où il est possible de déjeuner ou de prendre un chocolat en dégustant un petit Beugel) vous accueille.
Véronique, je te souhaite tous mes voeux pour ce nouveau bébé que je sais (et je pense) deviendra aussi beau et grand que le précédent.
La Pâtisserie par Véronique Mauclerc
11 rue Poncelet
75017 Paris
Mardi au samedi : 9h30-19h30
Dimanche : 9h-13h
Fermé le lundi
La Boulangerie par Véronique Mauclerc
83 rue de Crimée
75019 Paris
Lundi : 9h-20h
Mercredi au dimanche : 8h-20h
Fermé le mardi
En entrant voici quelques jours dans la boutique de Véronique Mauclerc, un bruit particulier se faisait entendre. Comme un bruit de petits pas sur des cailloux, quasiment un bruit d'animal. Plus je me rapprochais des pains, plus il se faisait fort. Surtout, une autre sensation étrange se faisait jour : une odeur de maquis.
Mais la surprise ne s'arrêtait pas là. La découpe de la première tranche réservait une nouvelle découverte. Malgré le fait qu'il s'agit d'un pain composé exclusivement de farine de châtaigne (donc pauvre en gluten et donc ne gonflant pas trop), le résultat donne un pain tendre, parfumé et alvéolé ! En pratique, le fondant d'un pain classique avec la douceur de la châtaigne.
Mon dieu, mais il est énorme ! Telle est la réaction classique de chacun de mes visiteurs lorsque je leur ouvre un de mes pots à malice et que j'exhibe un auguste exemplaire d'un raisin (séché) de Pantelleria. Ensuite, ils goûtent et là, ils disent, mais en plus il est délicieux !
Où se procurer ce type de produit ? Là, il faut voyager. En effet, j'ai ramené ce produit lors de ma dernière escapade en Sicile (sur l'un des marchés de Palerme). Je n'ai pas eu le bonheur d'aller à 


Et si je vous disais que je ne mange plus de Barilla ? Considérées comme les pâtes "classiques", image même de la cuisine italienne, voici que je me suis converti à deux types de pâtes : les pâtes fraîches (grâce à ma machine à pâtes) et les pâtes Setaro.
Il s'agit d'une des dernières fabriques de pâtes artisanales italiennes. Ces pâtes sont fabriquées avec une semoule de blé dur, moulue depuis moins de six mois. On y ajoute de l'eau pure et surtout, légèrement ferrugineuse (Vésuve oblige !) et on mélange. Ensuite, la pâte est moulée et détaillée selon les formes voulues.
Le seul problème est bien évidemment son coût. Quand on produit annuellement la même quantité que celle produite par Barilla par jour, ça se ressent sur le prix. Entre 8 et 12 euros le kilogramme de pâtes (à noter que les proportions recommandées sont entre 80 et 100g de pâtes par personne). De mon côté, j'ai réussi à obtenir des formes inédiques comme les rigatoni, les paccheri, les ziti, les mezzanelli, les bucatini ou les linguine.
Je le savais depuis plusieurs semaines puisque Véronique me l'avait dévoilé (comme un secret inavouable) devant le vieux four à bois. Cela devait être un dimanche matin, sur les coups de 5 ou 6 heures du matin, au moment où la première fournée du matin se préparait (et à laquelle Véronique m'avais gentiment conviée).
Cuit au feu de bois dans un four centenaire, on pourrait donner à chaque morceau un petit nom. Chaque baguette pourrait être étiquetée vu qu'elle est façonnée à la main (et pour l'avoir testé, ce n’est pas facile !). Donc, je ne saurais vous donner qu'un seul conseil. Y aller, pousser la porte, découvrir la boutique classée et goûter aux différentes sortes de pain (tous bio au passage) : le PAN (pistache, amandes, noisettes), le pistache-abricot, au sésame, au pavot, au quinoa, le pain intégral, le pain aux noix (à la couleur mauve en raison d'une action de la peau des noix), le pavé aux noix, le pain complet, le pain paysan, le pain au sarrasin, le pain au lin, le pain aux fruits exotiques, le pain aux noisettes et amandes, le pain à l'épautre, le pain au Kamut (petit détour en Egypte) le pain brioché aux abricots, aux figues ... et pour finir le voyage, la fouace !